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LE VENTRE DE LA TERRE (45mn)
de Florent Couao-Zotti Réalisation Sacca Djibril
Production : Radio Parakou / Bénin Avec : Éliane Chagas, Ange-Marie Badou, Serge Affognon, Sylvestre Gogon et Janvier Nougloi.
Équipe technique : Sacca Djibril et Martin Worou.
C'est l'histoire de Yogbo, le grand boulimique qui engloutit tous les vivres des villageois. Ceux-ci décident d'en finir, mais ils ne se rendent pas compte qu'il est LE VENTRE DE LA TERRE.
Les chansons utilisées dans la fiction sont des chansons populaires de groupes ethniques du sud Bénin dont les influences entre elles sont permanentes. Les premières s'intègrent dans la dynamique du récit : c'est de la poésie incantatoire, celle qui ouvre l'histoire, rassemble le peuple, pour que tous, jeunes et vieux, femmes et enfants, viennent boire à la source de la parole et de la vérité. Plus tard, lorsqu' éclatent les combats contre le monstre, selon la tradition, le combat doit se dérouler sur le plan ésotérique en mettant en branle la puissance parapsychologique qui se transmet par la parole. Le verbe doit être action. Cette joute oratoire peut durer le temps qu'il faudra avec une poésie forte et presque hallucinatoire. A ce niveau, toutes les langues -fon, yoruba, et mina- sont utilisées.
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Professeur, journaliste, critique d’art, scénariste de films et de bandes dessinées, Florent Couao-Zotti a écrit des romans : Notre pain de chaque nuit, (Le Serpent à plumes, Paris, 1998 et "J’ai Lu", Flammarion, 2000), Charly en guerre (Dapper, 2001, Grand Prix de littérature africaine pour enfants de l’Agence de la Francophonie en 1996), Le Cantique des cannibales (Le Serpent à plumes / Le Rocher, 2004), Les Fantômes du Brésil (Ubu éditions, 2006) et de nombreuses pièces de théâtre jouées et (ou) éditées : Ce Soleil où j’ai toujours soif (L’harmattan, 1995) créé à Cotonou en 1996 par Fabienne Lavanchy (Suisse) et à Bordeaux par Gérard Fresch en 2006, Instincts primaires… combats secondaires (in Écrits nomades, Lansman, 2001) créé par José Renault (France) au Festival international du théâtre du Bénin en 2002, La Diseuse de mal-espérance (Ndzé / L’harmattan, 2001), Certifié Sincère (Ruisseaux d’Afrique, Cotonou, 2004) créé par José Renault du Théâtre de l’Alliage (France), Le Collectionneur de vierges (Ndzé, 2004) créé par Tola Koukoui à Porto-Novo en 2006. Pour la radio, il a écrit L’Homme dit fou et la mauvaise foi des hommes, mis en onde par Jacques Chareaux pour RFI en 1996. Prix Cauris (Meilleur homme de culture 2003 du Bénin), Grand Prix Littéraire de l’Afrique noire pour l’ensemble de l'œuvre (Paris 2006), Florent Couao-Zotti est aussi éditeur de théâtre aux éditions Ndzé et secrétaire général du Scribe noir, association d’écrivains béninois. |