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Bienvenue sur le site des Radiophonies
Depuis une quarantaine d'années, toutes les pratiques artistiques ont vu leur espace de création se développer, sauf une: la fiction dramatique radiophonique. Toutes bénéficient de nombreux festivals. Depuis septembre 2002 la fiction dramatique radiophonique a enfin le sien: LES RADIOPHONIES Créé en 2002 par Yves Gerbaulet, ce festival unique en son genre a lieu tous les ans, un des derniers week-ends de septembre. Pendant trois jours, le public est invité à écouter une sélection d'œuvres radiophoniques qui ont été diffusées pendant l'année sur les radios publiques ou privées de France ou d'autres pays francophones. A la fin de cette fête de la création sonore, un jury du public, composé de 7 auditeurs, attribue quatre prix: auteur, réalisation, interprétation féminine et masculine. Un prix spécial Histoires Courtes récompense une œuvre de moins de trente minutes.
Cultiver l’imagination, pour les radios, c’est cultiver la diversité, et par conséquent, produire cette diversité sur les ondes. C'est une bonne façon d’améliorer le patrimoine génétique. Quel rapport, me direz-vous, entre le patrimoine génétique et la radio? Les oreilles. Ce qui entre par une oreille, en attendant de sortir par l’autre, reste, et ça mijote, et ça bourgeonne, et ça travaille pour du rêve, dans l’espace mental Les ondes lient l'ouïe à l'œil et lient l'œil à l'ouïe. Cet espace rempli de neurones a bien quelque chose à voir avec le patrimoine génétique ! Les mots n'ont pas seulement du sens, ils ont aussi du goût, les oreilles ont des papilles. Écouter, c'est se rincer l'œil, se désengourdir les esgourdes. Yves Gerbaulet, fondateur du festival
Assis dans la pénombres d'une salle de spectacle devant une scène vide, vautrés dans des fauteuils profonds ou déambulant avec un casque sur les oreilles, ces étranges spectateurs n'ont rien à regarder mais beaucoup à voir: sous l'emprise des voix et des sons, ils se font leur cinéma.
"Une information vient de tomber, nous la donnons dans son intégralité : la radio de création est indispensable à une société qui respecte ses composantes et ses individus. Elle n'a pas de recette, elle fait travailler les meilleurs de ses artistes, on trouve ainsi des réalisations millésimées, ce qui n'est pas vraiment le cas dans la radio courante qui se caractérise de plus en plus par ce côté vin de table qui n'aurait rien de méprisable si ce n'était les traitements actuels, très à la baisse. La radio de création occupe d'autres heures que celles du flux, heures lentes des personnes capables de s'émouvoir sur une oeuvre littéraire, qui la relisent, qui l'écoutent, qui sortent à l'opéra mais habitent en pleine montagne, qui estiment avoir droit à la culture et à l'art comme d'autres ont envie de pisser, celles qui croient au progrès tant qu'il sert l'intelligence, et l'intelligence la possibilité de vivre ensemble." Il y a autour de nous tellement de voix pour affirmer qu'ils ne regardent plus la télé alors qu'ils le font machinalement, que nous devons penser qu'il y a plein de gens pour écouter la radio même s'ils l'ignorent. La bonne radio (voir ci-dessus), "complète et sans ajouts" avec de la création dedans. Ils sont en vérité un petit nombre considérable, une minorité immense à vivre dans l'absolu besoin de cette distinction pour tous. Jacques Bonnaffé
René de Obaldia Jacques Bonnaffé Robert Arnaut président des Radiophonies2007 président des Radiophonies 2008 président des Radiophonies 2009
Claude Piéplu, président d'honneur, Festival 2002
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